Le blog voyage de Clo & Mich

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France – Marathon de Paris 2013 April 21, 2013

Filed under: Uncategorized — mitchb2102 @ 5:10 pm
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Juin 2011, cela fait quelques mois que je me suis mis à courir et je me lance dans mon seul objectif réalisable et quasi insurmontable à mes yeux, le jogging de Verviers. 13kms de course, quelques centaines de mètres de dénivelés, ce n’est pas une mince affaire. Je termine cette distance en 1h04, fier de moi. Courir le jogging de Verviers avant mes 30 ans, je n’y aurais jamais cru !!! Car oui, il faut savoir que le cap des 30 ans a été assez difficile à gérer.

Mars 2012, je me lance cette fois-ci sur un semi-marathon que je voudrais terminer en moins de 2h. J’ai donc choisi les crêtes de Spa, c’est dans ma région et la date me convient. 21kms plus tard, je passe la ligne en 1h54.  Une fois encore, je suis assez content de moi, j’ai réussi  mon objectif. Je vise, pour la fin de l’année 2012 les 4 cimes de Herve. 33kms, 700m de dénivelé ; c’est jouable (me dis-je).

Octobre 2012, les inscriptions pour le marathon de Paris sont ouvertes. J’en ai discuté avec ma compagne, enceinte de notre premier bébé afin de savoir si elle est d’accord que je me lance dans cette aventure. Elle l’accepte même si je sais qu’au fond d’elle, c’est très difficile. Ce sera des heures d’entraînements et beaucoup de stress pour elle. Tout le monde me dit que ça va être difficile voire impossible, je vais être papa, je n’aurai pas le temps, je n’aurai pas la motivation, je serai fatigué, … Peu importe, je n’ai que faire des autres et j’y vais ! Inscription payée et validée, il n’y a plus qu’à ! Objectif, moins de 4h.

DSC_0162Novembre 2012, les 4 cimes de Herve, peu voire pas du tout de préparation et le résultat s’en fait ressentir. 3h38, je franchis la ligne d’arrivée au bout de ma vie. Ma compagne, enceinte de 7,5 mois vient me rechercher, que dis-je, me ramasser et nous rentrons à la maison. La voilà vraiment rassurée pour mon marathon…

Décembre 2012, pour mon plus grand bonheur, ma vie a changé. Ma fille Nina vient de naître, ma merveilleuse Clo lui a donné la vie et rien au monde ne pourrait me rendre plus heureux. J’étais un homme heureux, je suis maintenant un papa comblé. Merci de m’avoir donné une aussi belle fille et d’en avoir pris soin pendant 9 mois dans ton ventre. A mon tour de prendre soin de vous du mieux que je puisse.

Pour mon marathon, car oui c’est mon marathon à moi tout seul, mon épreuve, mon objectif, je suis le seul à décider et pouvoir faire le nécessaire pour y arriver, j’ai été chez le nutritionniste Damien Pauquet. Me voilà avec un régime sur les bras ! Un régime, ça fait assez sourire. Ceux qui me connaissent savent à quel point je n’ai pas besoin de régime et pourtant, j’ai des kgs et de la graisse à perdre. Car oui mes amis, je suis un faux maigre. C’est écrit, c’est publié, je suis un faux maigre. Je l’ai toujours clamé, on ne m’a jamais cru. Merci Damien Pauquet d’avoir fait éclater la vérité au grand jourclip_image001[6].

C’est ce 15 janvier 2013 que j’ai entamé mes 12 semaines d’entrainement. On dit toujours que le marathon, c’est de la condition physique mais également de la motivation, de la force mentale. Je peux vous dire que j’en suis blindé ! J’ai tout eux pendant cette préparation, vent, pluie, neige, pluie verglaçante, tempête de neige, gel, … Ah oui, j’ai quand même eux deux sorties à 17°. Je ne risque pas de les oublier, c’est la seule semaine où j’ai pu mettre un short pendant deux sorties. Pas toujours facile d’aller courir sur le temps de midi quand les collègues partent manger une bonne pizza ou un boulet/frittes. Mais l’entrainement, c’est l’entrainement et il faut le suivre. Tout comme le plan alimentaire d’ailleurs. Par rapport à Nina, le deal était simple. Je me réveillais la nuit pour m’en occuper ou simplement l’apporter à Clo sauf les fois où j’avais de gros entraînements prévus. Etant habitué à me réveiller aux petites heures pour mon ancien travail, tout était parfait. Mon bébé, le jour où tu seras assez grande pour lire, sache que je te remercie d’avoir été si gentille et de t’être réveillée en moyenne qu’une fois par nuit pour très rapidement en faire des complètes. Tu as été un vrai amour. A l’heure où tu écris ces lignes, tu ne l’es peut-être plus autant, qui peut le dire Smile with tongue out 

Nous sommes maintenant le samedi 7 avril 2013, Clo, Nina & moi prenons la route pour nous rendre dans la “plus belle ville du monde”. En chemin, nous sommes rejoints par Véronique & Marc. C’est la marraine de Clo et son mari. Sur place, mes beaux-parents sont déjà là depuis la veille. Après quelques péripéties, car oui mesdames et messieurs, il y a Paris et Courbevoie, nous arrivons à notre hôtel. Pour le gps, ça fait une fameuse différence, je pense qu’on s’en souviendra toute notre vie. Une fois installés, nous nous hâtons de récupérer mon dossard. Je me faisais un stress à l’idée de ne pas l’avoir. Le soir, on se mange un plat de pâtes tous ensemble puis direction la chambre. Je sais que la nuit sera courte et le sommeil difficile à trouver mais notre petite Nina a également besoin de dormir.DSC_0202

Dimanche matin, le stress monte. Je déjeune mais l’appétit n’y est pas. Dur dur d’avaler ce gateau sport. D’ici 3 heures, je serai sur la ligne de départ. Mon premier marathon, une inconnue totale. Je n’ai jamais couru une telle distance. En même temps, je suis “confiant” dans le sens où j’ai suivi mon entrainement à la lettre, je n’ai eu aucune blessure, aucune baisse de moral, aucune sensation de faiblesse et j’ai également suivi mon régime. Si je n’y arrive pas, je n’aurai aucun regret.

Nous voilà parti en direction des Champs Elysées. En sortant de la bouche de métro, il y a un monde incroyable. Il faut vraiment le voir pour le croire. ça grouille de spectateurs et de marathoniens. Mes beaux-parents prennent quelques photos, j’embrasse ma copine & ma fille et je pars dans mon sas de départ. Bousculade pour arriver jusque-là, je ne comprends pas que des gens coupent et poussent des autres pour arriver à se faufiler. Au final, c’est quand même la puce qu’on a sur le dossard qui déterminera le temps. Mais bon, il y a toujours des personnes qui ne réfléchissent pas beaucoup.

Je regarde ma montre, mes pulsations ne baissent pas. J’en suis à presque 100 pulses au repos, au lieu de 50-55 de d’habitude. Le stress, la tension, l’inconnu. Rien n’y fait, j’ai beau me répéter que ce n’est qu’un marathon au final, que je n’ai rien à y gagner ou perdre, que je me suis préparé convenablement et que je n’aurais pas pu faire plus, je n’arrive pas à me calmer.

La course est lancée, je décide de courir un peu moins vite que lors de mes entrainements car il faut vraiment avoir mes 147 pulsations de moyenne si je ne veux pas me griller trop vite. Je me lance donc dans cette marée humaine. Dans ma tête, une seule chose : “ça y est, tu es en train de le courir ton marathon, profite !”. Je vois une pancarte “Go Nina”, ça me met la pêche. Bon, ça fait 200m que je cours mais n’empêche, je prends cette pancarte pour ma fille et moiclip_image001[7]. Il y a des gens partout, c’est incroyable. Il y a des tambours, des danseurs, des animateurs, j’ai des yeux comme des soucoupes. J’ai la tête haute, je regarde partout. Je découvre la ville et je dois bien avouer que c’est magnifique. Courir dans Paris, cette grande ville rien que pour nous le temps d’une course, c’est tout simplement magique. Qui peut se vanter d’avoir couru avec la tour Effel, d’avoir salué marathon man en tenue, d’avoir été dépassé par Batman. Drôle de croiser ou de se faire croiser par ces personnages mais tellement sympathique.

DSC_0184Malheureusement, après 10kms, je commence à avoir des crampes intestinales. Je me dis que ça va passer et je continue donc ma course. 15eme km et toujours autant de crampes. Que c’est désagréable, impossible d’aller dans une toilette et je n’ai pas de papier sinon je m’arrêterais volontiers derrière un arbre. J’ai donné rendez-vous à mon équipe de supporters vers le 20eme km. J’envoie quelques textos pour savoir où ils se trouvent exactement. La communication passe mal et finalement, je les croise en coup de vent. Peu importe, rien que de savoir que ma copine et ma fille, mes beaux-parents ainsi que la marraine et le mari de Clo sont là pour moi, ça me donne envie de pleurer. Mon dieu que ça fait du bien de les avoir aperçus.

Semi-marathon bouclé en 1h47 et si je mets de côté mes crampes qui sont de pire en pire, tout va pour le mieux. J’apperçois déjà des gens qui s’étirent ou simplement qui marchent. Quand je pense aux 21kms restant, j’ai une petite pensée pour eux. Mon prochain checkpoint est prévu au 30eme, c’est là à nouveau que je dois retrouver mes supporters. Invariablement, je diminue ma vitesse mais peu importe, je suis toujours grandement dans les temps. Je passe le 30eme et voit à nouveau ma petite famille (plus facile ainsi que de toujours écrire l’équipe au complet). Je me sens toujours bien, si bien sur je fais abstraction des crampes intestinales. Il fait chaud, trop chaud par rapport à ma tenue vestimentaire. Je regrette d’avoir mis un pantalon mais je devrai le garder jusqu’au bout. 

Prochain checkpoint, l’arrivée. Il me reste 12kms à parcourir, cela me semble tout à fait possible au niveau des jambes, beaucoup moins au niveau du ventre. Je passe le 35eme et c’est là que mes jambes commencent à raidir. Ayant été terrassés par des crampes au mollet pendant les 4 cimes, je préfère me la jouer cool. Je me mes donc sur le côté, marche 200m, cours 800m jusqu’au panneau suivant et ainsi de suite. J’aurais aimé terminer mon marathon sans marcher mais j’ai préféré jouer la sécurité. C’est vraiment difficile d’avancer, mais je m’accroche. Je pense au km suivant qui va pointer le bout de son nez. Une fois passé, je pense au suivant et ainsi de suite. Arrivé au 40eme, je me remets à courir d’une traite. Je me suis assez “reposé” les 5 kms précédents et je veux le terminer sur une bonne note. Mon ventre me fait souffrir atrocement, mes jambes sont raides mais je suis en mode robot. Je pose mon pied devant l’autre et j’entends cette foule qui hurle, la fin est toute proche. Tous les coureurs s’encouragent entre eux. C’est vraiment beau, aucun esprit de compétition à notre niveau. Nous sommes tous à quelques centaines de mètres de l’arrivée et il ne faut surtout rien lâcher. Je redépasse DSC_1066pas mal de monde et encourage à mon tour tous ceux qui marchent.

Je tourne à gauche, je tourne à droite et là, à quelques centaines de mètres de moi, j’apperçois l’arrivée. Une foule incroyable nous encourage, j’ai l’impression que nous sommes mille à arriver en même temps. Je coupe mon chrono et regarde me montre, 3h53 ! Voilà le temps que j’ai mis pour boucler ce marathon. Une vague d’émotion m’envahit et lorsque Clo vient me retrouver à la sortie, je tombe dans ses bras et pleure. Je suis déjà de nature assez sensible mais après autant d’efforts, c’est décuplé. Je ne peux retenir mes larmes et puis franchement, ça fait vraiment du bien. Je relâche toute cette pression, tous ces efforts accumulés pendant des semaines dans les bras de ma copine. Nous allons tous les deux retrouver notre fille et ma belle-famille. J’ai besoin d’un peu de réconfort auprès des miens après m’être dépensé pendant presque 4h.

Je suis finisher, j’ai fini mon premier marathon et en moins de 4h. Je peux l’écrire et le crier haut et fort. Je suis F I N I S H E R, je fais partie de la grande famille des marathoniens. Tous ces sacrifices pendant ces longues semaines de préparation, tous ces kms avalés, ces entrainements par tous les temps, ce régime à suivre au maximum,  tout ça a fini par payer. Je remercie à nouveau Clo de m’avoir permis de le faire. Je sais à quel point ça a été dur pour elle de toujours manger différemment de moi, de me laisser partir le dimanche matin pour mes longues sorties, que je rentre plus tard du travail car je m’entrainais sur le temps de midi, …

Voilà maintenDSC_0228ant 2 semaines que nous sommes rentrés de Paris. Difficile de mettre la machine au repos quand on l’a si souvent sollicitée. C’est nécessaire pour la reconstruction du corps mais mentalement, en voila une nouvelle belle épreuve. Mes jambes me titillent et mes baskets me regardent d’un air penaud. “Quand vas-tu nous rechausser” semblent-elles me dire. Quand je repense à mon marathon, je sens toujours cette bouffée de fierté en moi qui remonte. Qui ne le serait pas je pense, après une telle épreuve. Quand je repense à Clo, Nina et sa famille qui sont venus me voir là-bas, c’est de la joie et de l’émotion qui remontent. Même si je ne les ai vus que quelques secondes à chaque fois, ça valait tout l’or du monde. Savoir que certains ont fait le déplacement rien que pour moi, ça booste. Encore merci à vous tous d’être venus pour moi à Paris, vous n’auriez pas pu me faire plus plaisir que ça.

 

 

 

Mich

 

ps : dès que l’émotion est retombée, j’ai foncé dans un café sur les champs Elysées afin de me “sentir mieux”. Imodium instant, tu seras le premier dans mon sac pour ma prochaine épreuve.

 

Inde (J-8/9) Kumily February 23, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 12:52 pm

Nous nous sommes fait voler !!!! Oui, vous avez bien lu, nous nous sommes fait voler, grrr !!!

Mais avant ça, revenons en arrière. Aujourd’hui est mon anniversaire (21/02) et nous prenons le bus en direction de Kumily, à quelques kms de la réserve naturelle de Peiryar où, parait-il, on peut y apercevoir des tigres si on est chanceux. Voyage peu réjouissant pour ma Clo qui est malade sur la quasi totalité de celui-ci.

DSC_0653On s’installe dans notre guesthouse où il y a un lit avec un matelas énorme, on sent déjà que cette nuit sera une très bonne nuit. Car il faut savoir qu’ici en Inde, dans les logements bon marchés, on est très souvent tombé sur des matelas qui devant faire tout au plus 5-6cm de large et le sommier était en fait des planches en bois. Mes hanches ont en pris un sérieux coup pendant ce genre de nuits !

Enfin bref, je m’égare, où en étais-je ? Ah oui ! Nous nous sommes fait voler ! Troisième fois, oui je me répète. Que voulez-vous, j’ai l’excuse de l’âge avance maintenant. Malgré toutes nos précautions, malgré que je scrute en permanence la moindre chose anormale, ça nous est arrivé. J’ai un pacsafe dans lequel je mets notre argent, passeport, Ipod, camera, enfin tout ce qu’on ne prend pas toujours avec nous quand on sort se balader dans la ville. Celui-ci est mis dans le fond de mon sac et mon sac est fermé avec un cadenas, je pense que c’est déjà pas mal comme prévoyance. Malgré tout cela, ça n’a pas suffi !

Je vous explique tout ça, on s’installe dans notre chambre, on range un peu nos affaires et nous partons visiter la ville car cette journée est une journée tranquille après le trajet difficile que nous avons eu. Sur le chemin, il y a plein de singes trop mignons qui se laissent approcher, photographier etc, vraiment sympa. On arrive devant les échoppes et nous achetons des fruits: mandarines, raisins (incroyablement bons) et bananes. On continue notre petit tour et achetons quelques autres crasses. Viens le moment de revenir vers notre logement pour prendre une bonne douche avant d’aller dormir. Nous reprenons notre chemin et c’est là que le drame est arrivé.

A peine en vue des singes, un du groupe traverse la route et se dirige vers nous d’un pas déterminéDSC_0665. Il ne voit qu’une seule chose, notre sac de course. Il s’approche, il grogne, il gonfle les pectos à la manière du Marsupilami quand il est en colère (il ne manquait plus que le cognement de ses bras sur ceux-ci) et il tourne autours de notre sac. Il saute une première fois dessus mais le loupe, il saute une seconde fois dessus et l’accroche.

Cher(e)s lecteur(trice)s, ce jour, jour de mes 30 ans tout de même, est à marquer d’une croix pour deux choses : qui peut se vanter d’avoir déjà mis une claque à un singe ??? Moi évidemment, je n’allais pas le laisser nous dépouiller. Il a donc reçu une bonne claque dans sa figure, à y repenser ça n’était peut-être pas la meilleure idée. Deuxième chose, qui s’est déjà fait voler deux bananes par un singe ??? Nous évidemment, il a réussi à éventrer notre sac et à nous piquer deux bananes, pas une de plus. Des Indiens sont venus à la rescousse pour le chasser à coups de pierre.

Nous avons ensuite mis nos courses dans notre sac à dos et le singe n’est plus venu nous trouver. Fêter mes 30 ans en Inde n’est pas quelque chose de courant je pense, se battre avec un singe non plus Sourire. Oui je fais un peu mon marseillais en disant que je me suis battu avec un singe mais il faut avouer que c’est assez classe d’écrire ça. Et comme je suis l’auteur de ce blog, j’écris ce que je veux.

DSC_0701Le lendemain, nous nous levons de bonne heure car nous allons faire un tour en éléphant. C’est un peu bateau comme activité mais nous n’avions pas eu le temps de le faire en Thaïlande donc en profite ici. On s’installe sur notre femelle, un joli monstre de 32 ans dont j’ai oublié le nom. Une divinité hindou, c’est tout ce que je peux écrire. Clo est devant, elle a appris les commandes pour la faire avancer, l’arrêter, tourner à gauche et à droite. Ce n’est pas bien compliqué, vous n’aurez qu’à lui demander à notre retour. Nous voila donc parti et la sensation est vraiment bizarre. On sent toute la colonne vertébrale bouger, c’est comme si on était dans un siège massant qui remonte le long de notre dos sauf qu’ici c’est situé sur nos fesses. Clo maitrise à merveille les commandes et une grosse demie heure plus tard, nous sommes de retour. C’est l’heure de lui donner le bain mais ni Clo ni moi ne la frottons. On se contente de faire des photos. Elle est toute mignonne couchée sur le flanc. Elle semble apprécier que l’on prenne soin d’elle.

Après cela, nous partons dans la réserve mais c’est un peu la déception. Il n’y a même pas moyen de s’y balader. Il faut payer pour toute activité et la seule que nous voulions faire (tour en bateau) est complète. Il faut faire la file encore pendant une heure et attendre deux heures pour embarquer, très peu pour nous. Nous rentrons donc tranquillement car ce soir, nous allons voir un spectacle quDSC_0758i représente un art du Kérala.

On s’installe dans une sale qui me fait penser à Forest National et on patiente quelques minutes. Un homme nous explique l’histoire qui va se jouer devant nous et appelle un des acteurs. Celui-ci a plusieurs expressions faciales et elles sont toutes décrites par le narrateur avant d’être jouées. Encore une fois, je vous mettrai la vidéo de la maison car les connexions ici laissent à désirer. Le spectacle en lui-même était assez drôle. Personnellement, j’ai bien apprécié, Clo un peu moins.

Clo & Mich

 

ps : un vol est un vol, que ça soit une banane, un bonbon, de l’argent, un gsm, une voiture…qu’on se le dise !

 

Inde (J-6/7) Munnar February 21, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:33 pm

Le destin en a décidé autrement, nous quittons déjà Madurai pour nous rendre vers Munnar. Un seul bus circule par jour et il part dans une heure. Nous voulions encore un peu profiter de la ville et de ses quelques points d’intérêt mais ça sera pour un prochain voyage.

DSC_0521Cinq heures et mille frayeurs plus tard, nous sommes là. Munnar se situe à 1600m d’altitude. Pour y arriver, c’est une petite route de montagne qui serpente et qui n’est pas bien large. Le chauffeur était un pro pour négocier les épingles à cheveux. Clo est rassurée d’être encore en vie et d’être descendue du bus. C’est sur que le vide n’était jamais bien loin de nous.

Changement de décor complet, des montagnes tout d’abord (logique), des températures plus supportables (29°), un air plus sec et surtout des plantations de thé à perte de vue ! Le paysage est splendide, c’est difficile de décrire ce que l’on peut ressentir en les voyant. Ni les photos prisent, ni les vidéos ne représentent fidèlement les couleurs comme nous les voyons.

Nous nous posons dans notre guesthouse assez sympathique, prenons nos renseignements pour notre trek de demain et partons flâner. L’homme à l’office du tourisme me signale qu’à 18h30, il y a un spectacle traditionnel qui se déroule pas très loin de là. J’en avertis Clo et vu qu’elle avait envie de voir ce genre de spectacle, ça tombe rudement bien.

On pose donc nos fesses sur les bancs. La représentation commence, 4 personnes s’assoient sur la scène avec différents instruments. C’est parti, les instruments et la musique sont entrainants. AhDSC_0466 yayayaaaaaaa, Ah yayayayaaaa, Huuuuuuummmm, Ah yayayaya, Ah yayayaya, huuuummmmmm. Oui, c’est vachement sympa, la voix est plaisante, on est content d’être là. 100 000 ah yayaya, huuummm plus tard, ça devient assez pénible. A mon avis, ils ont appris une note de musique, un petit texte de chant et c’est tout. Et dire que ça dure une heure …Problème, nous sommes presque au premier rang. On reste encore quelques milliers de ah yayayaya, huuuummm mais là on n’en peut plus. Gênés ou pas, on se lève et filons comme des voleurs. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls !

Réveil le lendemain matin à 5h45 pour moi, j’ai besoin d’un certain temps pour que mon organisme se mette en route et me permette de faire ce qu’il faut faire pour être certain de ne pas devoir utiliser des toilettes autres que celle de notre chambre. Pas besoin de vous faire un dessin, je pense que tout le monde à compris Sourire.

Notre guide nous attend et nous partons sur le coup de 6h30. Notre groupe est composé d’un Suisse, d’une Ecossaise, d’une Suédoise et d’un couple Espagnol. Nous commençons notre ascension dans les plantations de thé. On fait des arrêts assez souvent pour que Clo n’ait pas besoin d’une bouteille d’oxygène pour avance, niquel ! Sur Munnar, il y a 55 000m² de plantation de thé. C’est énorme et DSC_0484on lui a fait répéter ce chiffre plusieurs fois pour être certain qu’il ne se trompait pas. La quasi totalité appartient maintenant à l’homme d’affaire indien Tata. Il y a 16 000 personnes qui travaillent dedans et ils gagnent en moyenne 145 roupies/jour (2,5€). Tous les quinze jours, les feuilles sont récupérées et tous les deux ans, les plants sont coupés à maximum 1m pour qu’ils s’étendent et ne grandissent pas. Ils ont une durée de vie de 100 ans, après on les arrache pour en replanter des nouveaux. Chaque lecteur ayant lu ce passage me donnera 2 roupies à mon retour ! On attaque maintenant le chemin direct vers le point culminant. Clo mort sur sa chique et arrive sans problème à suivre, je suis vraiment fier d’elle.

Voila, nous y sommes. Quelle vue, quelle vue, quelle vue. Nous culminons à +- 2100m, en étant parti de 1600m, dénivelé pas terrible mais quand même, il faut une première à tout surtout pour Clo qui ne connaissait pas encore la montagne. Notre guide sort le petit-déjeuner de son sac, ananas, mangues, toasts, œufs, thé, confiture. On se régale tout en admirant les paysages. On prend quelques photos, on discute entre nous, c’est le pied ici. On entreprend ensuite la descente pour aller sur un autre flanc de montagne. Mais tous ensemble, nous décidons que la journée est suffisante et qu’aller visiter les plantations d’épices en plein soleil l’après-midi n’est pas très utile. Nous rentrons donc exténué après 6h de marche.

Après une bonne douche et une petite heure de repos, nous allons au centre ville pour acheter duDSC_0584 thé ! Chaque jour, je bois du thé au lait sur le bord de la route qui est un vrai délice. Chaque fois que je demande à un vendeur quel type de thé c’est, il est incapable de répondre. En même temps, aucun ne parle anglais quasi … Sauf que cette fois-ci, la chance était de notre côté (merci Lakshmi). Un vendeur parlait anglais et il nous a même écrit sur un papier le thé que c’était. Nous avons donc acheté trois paquets. On se réjouit de le tester et si on arrive à le faire comme ici, je vous ferai gouter tout cela et pour pas un rond ! Oui je sais, je suis vraiment bon prince Rire.

La phrase du jour à retenir vient de notre fidèle Clo : “Franchement, c’était magnifique. J’aimerais encore monter plus haut la prochaine, mais uniquement en hélicoptère”. On la reconnait bien là.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-5) Madurai February 19, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:33 pm

Madurai, l’enfer tellement il fait chaud. On s’y arrête car c’est une étape vers notre prochaine destination et la ville a, de nouveau, un temple qu’il faut voir (parait-il).

Nous débarquons donc à la gare de bus située à quelques kms de la ville. On se fait suivre par un chauffeur de rickshaw qui nous demande 150 roupies (2,5€) pour aller jusqu’au centre. Mais nous, on en a décidé autrement. Le routard donne des indications sur des bus locaux à prendre et on se lance dans l’aventure, bus 700 pour 7 roupies/pers (0,11€). Franchement, vous pouvez croire qu’on fait les radins, particulièrement ma sœur qui va encore dire que je ne parle que d’argent et que je suis un gros radin (mais uniquement envers moi) mais ici ce n’était pas le cas, on voulait juste du fun Sourire. Le contrôleur arrive dans le bus et je lui dis Madurai City, je répète Madurai City, je rerépète Madurai City, City, City. Il hoche la tête et me demande 14 roupies. Avec Clo, on espère qu’une seule chose, qu’il nous a bien compris et que le routard ne s’est pas trompé. Le bus part, j’ai DSC_0359presqu’un Indien sur les genoux, pareil pour Clo. On se marre mais on meurt de chaud avec notre gros sac à dos sur le dos. Le bus fait plusieurs arrêts et nous essayons de nous repérer via un restaurant ou un hôtel qui apparaitrait sur un de nos deux guides. Rien de tout cela, aie. Les gens montent, les gens descendent et nous, nous sommes toujours dedans, pressé comme des sardines en boites et on se met un peu à stresser. Dans le pire des cas, on sortira et on prendra un rickshaw mais ça serait avouer notre défaite, chose impensable, surtout pour moi !

Finalement, le contrôleur nous dit de sortir ici, on lui fait confiance. On marche à l’aveugle et miracle, j’aperçois un pancarte indiquant le nom d’une rue répertoriée sur notre guide. Quoi de plus naturel me diriez-vous si on était en Europe, mais ici même les rues n’ont pas de plaques.

Cette ville est noire de monde, ça grouille de partout. C’est de pire en pire. A chaque nouvelle ville, c’est un chaos monstre qui empire. On se dirige vers notre guesthouse sélectionnée et on me dit que c’est plein. Ok, suivante alors –> plein. Pas de stress, la troisième –> plein. Bon … l’heure tourne, il fera noir dans deux petites heures maximum, on ne va pas prendre trop de risques. On mise sur un hôtel assez chic et assez hors de notre budget mais tant pis –> plein !!!!!!!!!!

On en a marre d’entendre à chaque fois “Full”, grrr. On a repéré un pont quand DSC_0264on était dans le bus. On s’était dit qu’en Inde, on ne trouverait pas toujours de logement. C’est pourquoi nous avions pris notre sac de couchage et un petit matelas gonflable. Ce soir sera notre grand soir, notre première fois à dormir à la pleine étoile en Inde. On voulait du fun en prenant le bus, on aura du fun jusqu’au bout. Clo n’est pas très rassurée à l’idée de dormir dehors mais quand on n’a pas le choix, on n’a pas le choix.

Mais non, je vous faisais marcher évidemment. On se dirige vers notre dernière option, un hôtel qui a des toilettes turcs. Personnellement, je préfèrerais encore dormir dehors que de devoir encore me tenir comme une grenouille pour devoir faire ce que j’ai à faire. On arrive et second miracle de la journée, il y a encore des chambres de libre. Je demande à tout hasard s’il n’a pas des toilettes Western Style (Eric, si tu me lis, merci mon pote tu m’as sauvé la vie !!). Troisième miracle, alléluia ou devrais-je écrire Lakshmiluia, il y en a. Ouf de soulagement car nous avons finalement notre logement légèrement miteux, ultra bruyant donnant sur la rue principale, un gros néon de rue en plein dans la figure mais pour une nuit, ça fera l’affaire.

On ne perd pas une minute et nous dirigeons directement vers Ze Temple Of The City A Voir. Vous allez dire que je me répète sans cesse mais franchement, il y a des merveilles en Inde. Ce temple en fait justement partie. Il est tout coloré, il est vraiment grand. A l’intérieur, c’est un vrai labyrinthe et devinez qui se trouve encore à l’intérieur ??? Et ouiiiiiii, un éléphant bénisseur Sourire. On se promène, on s’émerveille à nouveau, on prend des photos de tout ce qui bouge, on s’arrête, on fait les stars près des Indiens qui veulent tous être sur nos photos. On discute avec un prête qui parle français car il a vécu quelques années à la Réunion. On assiste également à un phénomène assez particulier : une file DSC_0303gigantesque jusque hors du temple d’Indiens qui s’entassent comme devant une attraction d’un parc sauf que c’est à la manière Indienne donc peu organisée et compressée au maximum. Il s’agit en fait de l’accès à un temple dédié à Shiva mais réservé uniquement aux hindous. Une entrée express peut se faire moyennant 150 roupies, malins ces gens. N’étant pas hindou, l’accès nous est refusé.

Quelques deux heures plus tard, nous retournons vers notre hôtel pour aller manger un petit bout. Ici en Inde on ne sait pas faire 500m sans être accosté par quelqu’un. Au début, on est toujours retissant et on se demande ce qu’on veut nous vendre ou demander mais assez souvent c’est simplement pour taper la discussion. C’est très marrant de voir ces Indiens qui s’émerveillent devant nos réponses. Oui il fait froid chez nous, oui on mange la vache, non les enfants ne font pas la manche, c’est interdit, … Enfin, c’était encore une très belle journée, avec de jolies découvertes, de bons moments passés dans le temple, durant le repas où nous avons rencontré un couple de français, durant la pause thé où nous avons discuté avec des Indiens. Un peu moins pour la nuit car le bruit était vraiment assourdissant, notre ventilateur y mettant en plus du sien.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-4) Thanjavur February 18, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:27 pm

Plus nous nous enfonçons dans les terres, plus il fait chaud et plus c’est rempli de monde. Il ne faut vraiment pas être agoraphobe pour venir en Inde. Malgré tout, on ne sent quand même jamais agressé ou oppressé comme c’était le cas en Thaïlande & Cambodge (avis personnel bien évidemment).

Il y a deux choses intéressantes à voir dans cette ville : un ancien palais et un temple. Etant donné laDSC_0182 chaleur suffocante qui règne ici, nous décidons d’aller en premier voir le palais afin de profiter un peu de l’ombre. De plus, le temple est plus joli à visiter fin de journée quand le soleil se couche. Si avec ces deux arguments, nous n’aurions pas été voir le palais, je ne sais pas ce qu’il nous aurait fallu de plus !

Thanjavur se visite à pied, ce qu’on doit voir n’est pas trop espacé, idéal pour s’imprégner de l’ambiance de la ville tout en allant aux points d’intérêt. Sur le chemin, nous tombons sur une échoppe remplie d’Indiens. Celle-ci est contient une tonne de bonbons qui, pour certains, ont l’air délicieux. Clo n’hésite pas une seule seconde à en commander quelques-uns et ceux-ci se révèlent être exquis ! On arrive enfin au palace après s’être fait jeter comme des malpropres du bâtiment que l’on croyait être le bon. Le “palais” est en fait une visite assez jolie à voir et faire et effectivement il y a une espèce de temple qu’on peut imaginer comme un palais à une autre époque. On y voit également un squelette de baleine en mauvais état (des côtes trainent par terre, sale, … l’Inde quoi). On peut pénétrer également dans le palais et gravir des escaliers minuscules, ils sont fait pour les Indiens ou les européens peu enrobé, sinon ça coince à tous les coups !!! En grand gamin que je suis, je ne peux m’empêcher de les gravir jusqu’au plus haut sommet pour admirer aux quatre coins de l’édifice une vue imprenable sur toute la ville. ça donne un bel aperçu de la ville, assez sympa.

DSC_0197Après avoir bien profité de l’ombre, on se met en route pour aller voir le temple. C’est l’ATTRACTION de la ville. Sur le chemin, on refait un arrêt au stand ; comprenez que l’on reprend des bonbons qui s’avèrent, cette fois-ci, horriblement horrible. A se demander comment il est possible, sur terre, de fabriquer des choses pareilles.

1l d’eau plus tard, on arrive devant le temple et on ramasse une belle claque. Celui-ci est vraiment magnifique. Le soleil se trouve derrière l’édifice et les couleurs qui s’en dégagent sont magiques. On y trouve également un éléphant bénisseur sauf qu’ici il n’accepte pas les piécettes mais les billets. On profite de l’instant, on s’émerveille, on en prend plein les yeux. On s’engouffre dans une porte où tout est noir. Nous nous suivons tous à la queue-leu-leu et après une petite marche, on se retrouve devant trois moines qui veulent nous mettre de la peinture sur le front !!!

Moi, ils n’ont pas voulu. Avec mes boutons d’adolescent de 14 ans en pleine puberté en plein milieu du visage, ils étaient persuadés que j’avais déjà reçu toutes les bénédictions possibles et inimaginables. Je plaisante bien sur, nous n’avons pas voulu être peint sur la tête, on laisse ça aux autres. Je plaisante également pour mon âge, je n’ai pas 14 ans. Je plaisante par contre un peu moins pour ma puberté tardive, j’ai toujours eu tendance à être légèrement en retard par rapport à la moyenne Sourire.

On s’assied ensuite et faisons la connaissance de Rex, un chirurgien plasticien du Nigeria en conférence en Inde qui profite de ses quelques jours de congés pour visiter des villes dans leDSC_0216 Tamil Nadu. On discute, on rigole et quand il entend le nom de Clo (Claudine), il nous dit que oui, ça fait très prénom français. J’ai tout de suite pensé, mais pas osé lui dire, que son prénom à lui faisant très chien. N’empêche, il était vraiment sympa et on a passé un chouette petit moment avec lui.

Après cela, nous avons été manger dans un petit restaurant végétarien où une armée de serveurs se tenait près de nous. Je suis sur que s’ils avaient pu s’assoir avec nous pour nous regarder manger, ils l’auraient fait. Là où c’est très rigolo, c’est qu’au moment où il me rend la petite farde contenant mon argent de retour, je lui fais un signe de la main pour lui dire merci. En Inde, ce signe doit vouloir dire : “Plonge sur l’argent, fonce dans l’arrière boutique et garde toi bien de revenir au cas où je changerais d’avis”. Avec Clo, on s’est marré comme des fous. C’était incroyable la vitesse à laquelle il a repris la farde contenant l’argent, on en a rigolé. Elle ne contenait pas grand chose et j’aurais aimé pouvoir filmer l’instant. Au ralenti, on aurait surement vu ses yeux sortir de ses orbites comme dans le film The Mask avant de plonger pour prendre l’argent.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-3) Pondichéry–Auroville February 17, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 6:06 am

Dorénavant, ce sont des mains divines qui écrivent ce blog. Vous rendez-vous compte, cher(e)s lecteurs(trices) de l’incommensurable honneur que je vous fait en tapant ces quelques lignes pour vous ?

Car oui mesdames et messieurs, j’ai été béni des Dieux ! Enfin, je veux dire de l’envoyé des Dieux sur Terre, j’ai nommé “Lakshmi”. L’éléphant était là ce matin, nous sommes tombés par hasard dessus et j’en ai profité pour me faire bénir. J’ai ressenti toute la puissance divine à travers sa trompe dans mon cou, depuis lors une aura divine m’entoure et je me sens bien. Il a bien sur fallu contribuer d’une petite piécette mais ça n’était pas grand chose compte tenu du sentiment ressenti après.DSC_0128

Nous avons marché pendant plus d’une heure à la recherche d’une location de mobylette. Nous ne voulions pas aller en rickshaw jusqu’à Auroville, simplement pour avoir plus de fun. Après plusieurs allers retours dans différentes rues, des questions à des Indiens parlant anglais, nous avons trouvé notre bonheur. Une mobylette presqu’en bon état qui semble freiner et accélérer ce qu’il faut.

Nous voila donc parti jusque là. Rien de bien compliqué. On suit la route jusqu’à tel village, de là on demande notre chemin car c’est mal indiqué et hop hop hop on y est. ça, c’est la description dans le Lonely, car en réalité point de village, mais bien point d’indications.

Après avoir roulé pendant je ne sais combien de kms, je décide de m’arrêter pour demander à des étudiants où se trouve Auroville, on m’indique bien évidemment la direction d’où on vient. On fait donc demi tour et décidons de nous arrêter au bord de la mer pour profiter du paysage quelques minutes. On rencontre deux Indiens parlant peu anglais qui me disent : “Oui, je connais Auroville”. Ok lui dis-je, où cela se trouve-t-il alors ? Réponse de l’intéressé, la tête balance de gauche à droite (ceux étant déjà allés en Inde comprendront) et il me répond “Euh … finalement je ne connais pas très bien, juste le nom”.

DSC_0139C’était sans compter sur l’intervention divine (merci Lakshmi) qui nous a fait croiser la route de Swaminathan, un Indien de Delhi qui vit depuis un mois sur Pondi pour son travail. Il bosse chez Hilti et vend ses produits dans tout le Tamil Nadu. On a discuté pendant plus d’une heure avec lui au bord de la plage, c’était vraiment très sympathique. Il nous a même donné quelques bonnes idées pour la suite de notre voyage! Un seul problème avec ce garçon, il préfère les Blackberry aux smartphones Android. Je ne pouvais pas laisser ça sous silence… Il se propose de nous amener jusqu’à l’embranchement où nous devrons prendre à droite pour trouver enfin le havre de paix qu’est Auroville.

Ah huuuummmm, ah huuuummmm nous arrivons finalement à THE PLACE A VOIR : Auroville. C’est propre, c’est joli, ça semble neuf. On se rend à l’endroit prévu pour les touristes et après avoir aperçu “La Mère”, on se rend au stand pour obtenir notre laisser-passer gratuit pour pouvoir observer la boule dorée (désolé, je n’ai pas retenu le nom). Bien sur, si on veut obtenir ce privilège, on doit se taper 10 minutes de vidéo où on nous présente ce qu’est Auroville. On sort de cette petite séance complètement charmé, c’est clair et net, je vais faire ma vie ici parmi les bobos zombies Sourire.

Papier en main, nous prenons le chemin pour aller la voir. Auroville est teigneuse, je me suis moqué d’elle ouvertement et elle me le rend bien. Un morceau de bambou trainait dans le sol et je me le suis enfoncé dans la plante des pieds, ça fait mal et ça saigne abondamment. Certains diront que je l’ai mérité, ça m’apprendra !

Bon, on doit bien l’avouer, la boule dorée dontOnAOubliéLeNom est quand même splendide. En même temps, je n’arrêtais pas de me dire que c’était la soucoupeDSC_0146 volante construite par notre illuminé dans l’émission Striptease. Qui sait, peut-être qu’un jour elle s’envolera réellement avec les “élus” qui auront trouvé la réelle inspiration. Après avoir fait notre petit tour là-bas, je ne peux m’empêcher d’assimiler cet endroit à une secte mais il parait que ça n’en est pas une. Steph & Nico, franchement, dites moi une chose : Vous êtes restés là car vous aviez payé en avance non ? Je ne peux pas croire que vous y soyez resté de votre plein gré Rire.

On repart tranquillement de là et entendons des bruits de pétard, parfois seuls, parfois comme des coups de mitraillette. Clo & moi pensons directement la même chose. Un Aurovillien a ENFIN compris et il est devenu fou. Il a pris une arme qui trainait et tire sur tout ce qui bouge. Franchement, après avoir vu la vidéo et les gens qui trainaient là, ça ne nous étonnerait qu’à moitié. On reprend notre mobylette pour retourner sur Pondi et découvrons la source du bruit.

Il s’agit d’une grande fête sur la route, des hommes, uniquement, dansent, chantent, jettent des pétards, des colliers de fleurs, … ils bloquent toute la route et on se met sur le côté pour les regarder, les photographier et les filmer. C’est vraiment magnifique, ça sent rudement bon le jasmin, on prend plaisir à regarder ce défilé jusqu’à ce que le char passé à côté de nous. Et là, le drame !

Next friday on ABC, you’ll see what happened to your favorite heroes. ça fait très série américaine vous ne trouvez pas ? Bon, j’arrête de vous faire languir, il s’agissait d’une procession funèbre !!!! Le défunt était couché dans le char, à la vue de tous, avec des pièces dans les yeux et une rose dans la bouche. Bon tout de suite, ça nous paraissait moins réjouissant mais les Indiens faisaient la fête. Finalement, quand on y pense je trouve ça sympa de partir dans une dernière fête.

DSC_0155Après cette journée bien chargée, nous sommes rentrés sur Pondi pour rendre la mobylette et manger un petit bout dans un restaurant recommandé par le Lonely himself ! Nous étions entre deux tables d’Indiens et leur plat semblait tellement bon que je n’ai pu résister à leurs demander ce que c’était. Le monsieur s’est même chargé, quand le serveur est arrivé, de commander pour moi pour être certain d’avoir la même chose, sympa n’est-ce pas Sourire. Ne me demandez pas le nom de la nourriture, je serais incapable de vous le dire. Par contre, c’était un vrai délice. Une sorte de grande crêpe remplie de légumes avec plusieurs sauces dont une à la coriandre, mhhh.

Le ventre bien rempli, nous partons nous coucher car demain, on doit se lever tôt pour filer vers notre prochaine destination.

Clo & Mich

ps : Steph & Nico, ne soyez pas gênés et répondez honnêtement svp.

 

Inde (J-2) Pondichéry February 16, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 2:40 pm

Après un repos bien mérité et quelque peu tourmenté par une moto pétaradante et des chiens hurlants, on prépare notre sac en direction de Pondichéry. En valeureux routards que nous sommes, nous entreprenons une marche forcée d’au moins 800m pour se rendre à la gare de bus. Gare qui bien sur n’en est plus une. Elle ne contient que des rickshaws qui se proposent, moyennant des pièces sonnantes et trébuchantes, de nous amener dans la nouvelle gare de bus.

Pas tellement le choix, elle se trouve à quelques 3kms d’où nous sommes et pas question d’abimerDSC_0122 nos patounes au début de parcours. Je me déleste difficilement de mes 50 roupilles, arggghhh ça fait mal (clin d’œil du radin frère à sa sister).

Nous nous retrouvons au bord de la route, le trafic est continu et quand un bus arrive, on nous dit que c’est celui pour Pondi et qu’il faut le prendre. On va faire confiance n’est-ce pas, pas tellement le choix après tout.

Le trajet jusque là se fait sans encombres, si on met de côté le nombre de fois où on a failli mourir d’une collision frontale, qu’on n’entend plus rien car nos tympans sont morts à force d’entendre les klaxons répétés, que notre rythme cardiaque a frôlé les 250 chaque fois qu’on était à deux doigts d’écraser un quidam.

Sur Mamallapuram, on a rencontré une française routarde (3 mois à zoner dans l’Inde du Sud sur sa bécane, je dis respect) et elle nous a parlé d’une guesthouse non répertoriée dans la partie musulmane de Pondi vraiment pas chère, propre et tenue par un français. Après moultes recherches, nous trouvons la guesthouse mais celle-ci est complète. Pas grave, on nous a parlé d’une autre maison où on peut louer des chambres. On a donc trouvé notre logement chez Ydrisse, celle-ci se trouve au dernier étage, deux grosses clés à l’ancienne pour ouvrir notre chambre et également la porte d’entrée. ça n’a rien d’une guesthouse, ça n’en est d’ailleurs pas une mais c’est très sympa !

Pour aujourd’hui, étant donné qu’on est encore pas mal décalé, on va se balader dans toute la ville, DSC_0127repérer quelques trucs qu’on a envie de voir et se la faire plutôt cool. On se rend également en direction de l’éléphant qui bénit les gens. Pas de chance pour nous, car une fois trouvé l’endroit, celui-ci fait défaut. Pas grave, on est encore là demain. D’ailleurs on a prévu de louer une mobylette et d’aller à Auroville (Ah ummmmm, Ah ummmm bruit des bonzes dans un temple, vous imaginez le genre ???).

Une autre habitude que l’on a vite reprise: manger dans la rue. On a dégoté un petit vendeur pas très loin de notre chambre qui prépare des plats délicieux.

Que c’est bon d’être en vacance !

 

Clo & Mich