Le blog voyage de Clo & Mich

All about our future trips

Jour 11 – LE trek (1° partie) July 4, 2010

Filed under: Thailande,Voyage — mitchb2102 @ 4:10 pm

C’est le grand jour, celui que Clo redoutait depuis quelques temps.

C’est le grand jour, celui que j’attendais depuis quelques temps.

Clo n’a pas très bien dormi, le stress, la peur, l’appréhension.

J’ai super bien dormi, l’excitation, l’aventure.

On déjeune copieusement en attendant l’heure fatidique.

10h ! Tchong … Tchong … Tchong … même les clochers inexistants des monastères au alentours sonnent. Sonnent-elles pour célébrer le début de la fin ? Aucune idée, nous ne le saurons probablement jamais.

DSC_0154

 

Kai, notre guide, semble en forme. Il est là avec son grand sourire, ses tongs, son sac à dos et sa bonne humeur. On monte dans son “truck” et direction la rivière Mae Nam Kok.

 

 

Première grosse épreuve pour ma Clo : les bateaux de la rivière sauvage. 

Déjà qu’elle suait car il faisait chaud, en voyant sur quel type de bateau on allait voguer, elle suait encore plus. Le niveau de l’eau est monté de quelques cm rien que par elle :-). Il avait bien plu durant la nuit et l’eau était assez bien agitée. Le batelier prépare sa bicoque et nous montons dedans. Clo me regarde avec des yeux de merlans fris et me dis : “Kai ne vient pas avec ??? Pas normal ça … “. Le bateau part pour nous amener vers le début de notre aventure, nous ne pouvons plus faire demi-tour. DSC_0010

Les paysages sont superbes, il n’y a rien à dire. Les alentours de Chiang Rai sont à couper le souffle. On aperçoit des pêcheurs, quelques autres bateaux, des gens reprenant des pierres, d’autres nettoyant la rivière. Visuellement, on en prend plein la vue. On en a pris plein la vue également quand la pluie est de nouveau arrivée. J’ai donc du ranger l’appareil photo pour le protéger pendant une partie de cette promenade en bateau.

Par deux fois, notre bateau s’est arrêté. Par deux fois, le cœur de Clo s’est arrêté. Par deux fois, j’ai pratiqué le massage cardiaque appris la veille sur Internet (je sentais que ça serait nécessaire) pour la réanimer. J’aurais aimé qu’il s’arrête encore plus souvent, il faut dire qu’embrasser Clo et la toucher près de la poitrine n’avait rien de désagréable :-).

Nous arrivons finalement à destination près d’un camp d’éléphants. Mais nous ne sommes pas intéressés par une ballade sur ceux-ci car ils sont surmontés de chaises. ça fait beaucoup trop piège à touriste et puis personnellement si je vais sur des éléphants, je veux monter à cru.

Nous retraversons donc la rivière et nous rendons à quelques mètres du début de la jungle. Mais avant d’y arriver, la deuxième grosse épreuve de Clo nous attend : la traversée du pont sur lequel les vachettes folles d’Intervilles nous attendent.

DSC_0164

 

Nous chaussons nos chaussures de sprint et courons un bon 100m. Ouf, les clowns étaient là pour faire diversion, on a réussi à passer sans trop de dégâts. Un petit coup de corne dans le derrière tout au plus.

 

Nous sommes donc maintenant réellement devant l’entrée de la jungle, là où nous attend de la troisième grosse épreuve de Clo : la montée impossible de l’extrême dans la jungle.

Dernier check-up des participants de ce trek, c’est à dire Clo et moi. Chaussures de marche, prêt. Crème solaire, prêt. Crème anti-moustiques, prêt. Eau, prêt. Nourriture, prêt. Sac à dos, prêt. Dernier bisou avant de peut-être ne jamais en revenir, prêt.

Maestro, musique d’Indiana Jones svp. let’s go !!!

Je ne sais pas à quoi s’attendait ma Clo, mais sûrement pas à ça. Sûrement pas à ce truc dingue et fou qui est arrivé dès les premiers pas. Sûrement pas à cette chose impensable que l’on ne pouvait pas penser (d’où l’impensable). CA MONTE !!! DSC_0183

Premiers soufflements de fatigue, premières sueurs dues à l’effort, premiers moustiques faisant leur apparition, secondes claques visuelles. Qu’est-ce que c’est beau, c’est incroyablement beau. Il y a une végétation à couper le souffle, j’en reste bouche bée tellement j’adore. 

Kai, notre guide, est vraiment à notre écoute. Du fait que nous ne sommes que nous trois, c’est encore plus facile. Nous faisons donc des pauses tous les 100m d’ascensions, nous prenons le temps de manger ce que nous avons acheté avant de partir dans la jungle. Il nous explique les différentes plantes que nous voyons, les insectes, etc.

“Two hundred meters, no more, two hundred meters :-)”. C’est la réponse de Kai chaque fois que Clo n’en pouvait plus de grimper dans les chemins de la profonde jungle. Nous arrivons finalement dans le village où nous passerons la nuit sur le coup de 15h.

Il y a quelques villageois pour nous accueillir mais pas d’enfants, ils sont encore tous à l’école dans le village voisin. Il y a un cochon, quelques chiens, quelques chats et beaucoup de poules. On prend connaissance de notre maison pour dormir et de notre second guide qui nous accompagnera demain. On aide à décortiquer les épis de maïs, on aide à préparer à manger : découper les légumes, la viande, … C’est incroyable, le dépaysement total, le bonheur total. On ne peut que se sentir bien parmi ces gens. Ils rigolent tout le temps, ils respirent le bonheur et la simplicité. C’est difficile de pouvoir retranscrire par écrit ce que l’on a ressenti pendant ces quelques heures parmi les locaux.

DSC_0252 Clo ressentait le besoin de faire une petite sieste. En bon prince que je suis, je lui en ai accordée une d’une petite demie heure. J’en ai profité pour aller faire un petit tour du village et prendre quelques photos des gens et des paysages aux alentours. Quelques minutes après, je m’étais déjà fait un nouveau copain. Un petit garçon qui faisait le poseur sur chaque photo, il était trop marrant. Il n’en fallait pas plus pour voir arriver d’autres enfants qui voulaient également être pris en photo et surtout se voir après dans l’appareil.

Après notre repas, notre guide nous a emmené dans le village pour nous montrer celui-ci en détail. Il y avait une multitude d’enfants qui désiraient être pris en photo. Quel bonheur de les voir ainsi aussi souriant, aussi insouciants, aussi heureux de voir des étrangers. Comme je l’ai dit un peu plus haut, tout est tellement simple ici.

DSC_0271

J’ai pu goûter le whisky de riz local, vraiment pas mauvais, assez léger. Je n’ai pas fini en caleçon, je n’ai pas fini à crier au milieu du village Spartiaaaaaattte, rien de rien. On a même pu gouter la nourriture locale qui était légèrement plus épicée que ce que nous avions mangé…

Sur le coup de 21h, nous sommes allés nous coucher. La journée avait été rude en émotions et en efforts physiques. Il y avait même un feu de bois qui brûlait dans notre petite maison. Avant d’aller me coucher, j’avais remis quelques buches et bambous dessus histoire d’avoir une belle flambée. On s’est glissé sous notre moustiquaire et en quelques minutes, le marchand de sable était passé.

DSC_0313

Clo & Mich

Advertisements
 

One Response to “Jour 11 – LE trek (1° partie)”

  1. Anja Says:

    Halala… j’adoooooore vous lire!!
    Dès que je vois sur mon Fessedebouc qu’il y a un nouvel article, hop, je laisse tout tomber pour aller le lire!!
    Mich, laisse moi te dire que tu as une prose digne de Boris Vian dans la peau de Nicolas Hulot loool on a tellement l’impression d’être avec vous avec la façon dont tu racontes…
    Clo, courage pour les montées loooool je comprends!!
    Bizz et continuez de nous faire profiter à fond de votre voyage!!
    Anja


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s