Le blog voyage de Clo & Mich

All about our future trips

Inde (J-8/9) Kumily February 23, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 12:52 pm

Nous nous sommes fait voler !!!! Oui, vous avez bien lu, nous nous sommes fait voler, grrr !!!

Mais avant ça, revenons en arrière. Aujourd’hui est mon anniversaire (21/02) et nous prenons le bus en direction de Kumily, à quelques kms de la réserve naturelle de Peiryar où, parait-il, on peut y apercevoir des tigres si on est chanceux. Voyage peu réjouissant pour ma Clo qui est malade sur la quasi totalité de celui-ci.

DSC_0653On s’installe dans notre guesthouse où il y a un lit avec un matelas énorme, on sent déjà que cette nuit sera une très bonne nuit. Car il faut savoir qu’ici en Inde, dans les logements bon marchés, on est très souvent tombé sur des matelas qui devant faire tout au plus 5-6cm de large et le sommier était en fait des planches en bois. Mes hanches ont en pris un sérieux coup pendant ce genre de nuits !

Enfin bref, je m’égare, où en étais-je ? Ah oui ! Nous nous sommes fait voler ! Troisième fois, oui je me répète. Que voulez-vous, j’ai l’excuse de l’âge avance maintenant. Malgré toutes nos précautions, malgré que je scrute en permanence la moindre chose anormale, ça nous est arrivé. J’ai un pacsafe dans lequel je mets notre argent, passeport, Ipod, camera, enfin tout ce qu’on ne prend pas toujours avec nous quand on sort se balader dans la ville. Celui-ci est mis dans le fond de mon sac et mon sac est fermé avec un cadenas, je pense que c’est déjà pas mal comme prévoyance. Malgré tout cela, ça n’a pas suffi !

Je vous explique tout ça, on s’installe dans notre chambre, on range un peu nos affaires et nous partons visiter la ville car cette journée est une journée tranquille après le trajet difficile que nous avons eu. Sur le chemin, il y a plein de singes trop mignons qui se laissent approcher, photographier etc, vraiment sympa. On arrive devant les échoppes et nous achetons des fruits: mandarines, raisins (incroyablement bons) et bananes. On continue notre petit tour et achetons quelques autres crasses. Viens le moment de revenir vers notre logement pour prendre une bonne douche avant d’aller dormir. Nous reprenons notre chemin et c’est là que le drame est arrivé.

A peine en vue des singes, un du groupe traverse la route et se dirige vers nous d’un pas déterminéDSC_0665. Il ne voit qu’une seule chose, notre sac de course. Il s’approche, il grogne, il gonfle les pectos à la manière du Marsupilami quand il est en colère (il ne manquait plus que le cognement de ses bras sur ceux-ci) et il tourne autours de notre sac. Il saute une première fois dessus mais le loupe, il saute une seconde fois dessus et l’accroche.

Cher(e)s lecteur(trice)s, ce jour, jour de mes 30 ans tout de même, est à marquer d’une croix pour deux choses : qui peut se vanter d’avoir déjà mis une claque à un singe ??? Moi évidemment, je n’allais pas le laisser nous dépouiller. Il a donc reçu une bonne claque dans sa figure, à y repenser ça n’était peut-être pas la meilleure idée. Deuxième chose, qui s’est déjà fait voler deux bananes par un singe ??? Nous évidemment, il a réussi à éventrer notre sac et à nous piquer deux bananes, pas une de plus. Des Indiens sont venus à la rescousse pour le chasser à coups de pierre.

Nous avons ensuite mis nos courses dans notre sac à dos et le singe n’est plus venu nous trouver. Fêter mes 30 ans en Inde n’est pas quelque chose de courant je pense, se battre avec un singe non plus Sourire. Oui je fais un peu mon marseillais en disant que je me suis battu avec un singe mais il faut avouer que c’est assez classe d’écrire ça. Et comme je suis l’auteur de ce blog, j’écris ce que je veux.

DSC_0701Le lendemain, nous nous levons de bonne heure car nous allons faire un tour en éléphant. C’est un peu bateau comme activité mais nous n’avions pas eu le temps de le faire en Thaïlande donc en profite ici. On s’installe sur notre femelle, un joli monstre de 32 ans dont j’ai oublié le nom. Une divinité hindou, c’est tout ce que je peux écrire. Clo est devant, elle a appris les commandes pour la faire avancer, l’arrêter, tourner à gauche et à droite. Ce n’est pas bien compliqué, vous n’aurez qu’à lui demander à notre retour. Nous voila donc parti et la sensation est vraiment bizarre. On sent toute la colonne vertébrale bouger, c’est comme si on était dans un siège massant qui remonte le long de notre dos sauf qu’ici c’est situé sur nos fesses. Clo maitrise à merveille les commandes et une grosse demie heure plus tard, nous sommes de retour. C’est l’heure de lui donner le bain mais ni Clo ni moi ne la frottons. On se contente de faire des photos. Elle est toute mignonne couchée sur le flanc. Elle semble apprécier que l’on prenne soin d’elle.

Après cela, nous partons dans la réserve mais c’est un peu la déception. Il n’y a même pas moyen de s’y balader. Il faut payer pour toute activité et la seule que nous voulions faire (tour en bateau) est complète. Il faut faire la file encore pendant une heure et attendre deux heures pour embarquer, très peu pour nous. Nous rentrons donc tranquillement car ce soir, nous allons voir un spectacle quDSC_0758i représente un art du Kérala.

On s’installe dans une sale qui me fait penser à Forest National et on patiente quelques minutes. Un homme nous explique l’histoire qui va se jouer devant nous et appelle un des acteurs. Celui-ci a plusieurs expressions faciales et elles sont toutes décrites par le narrateur avant d’être jouées. Encore une fois, je vous mettrai la vidéo de la maison car les connexions ici laissent à désirer. Le spectacle en lui-même était assez drôle. Personnellement, j’ai bien apprécié, Clo un peu moins.

Clo & Mich

 

ps : un vol est un vol, que ça soit une banane, un bonbon, de l’argent, un gsm, une voiture…qu’on se le dise !

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Inde (J-6/7) Munnar February 21, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:33 pm

Le destin en a décidé autrement, nous quittons déjà Madurai pour nous rendre vers Munnar. Un seul bus circule par jour et il part dans une heure. Nous voulions encore un peu profiter de la ville et de ses quelques points d’intérêt mais ça sera pour un prochain voyage.

DSC_0521Cinq heures et mille frayeurs plus tard, nous sommes là. Munnar se situe à 1600m d’altitude. Pour y arriver, c’est une petite route de montagne qui serpente et qui n’est pas bien large. Le chauffeur était un pro pour négocier les épingles à cheveux. Clo est rassurée d’être encore en vie et d’être descendue du bus. C’est sur que le vide n’était jamais bien loin de nous.

Changement de décor complet, des montagnes tout d’abord (logique), des températures plus supportables (29°), un air plus sec et surtout des plantations de thé à perte de vue ! Le paysage est splendide, c’est difficile de décrire ce que l’on peut ressentir en les voyant. Ni les photos prisent, ni les vidéos ne représentent fidèlement les couleurs comme nous les voyons.

Nous nous posons dans notre guesthouse assez sympathique, prenons nos renseignements pour notre trek de demain et partons flâner. L’homme à l’office du tourisme me signale qu’à 18h30, il y a un spectacle traditionnel qui se déroule pas très loin de là. J’en avertis Clo et vu qu’elle avait envie de voir ce genre de spectacle, ça tombe rudement bien.

On pose donc nos fesses sur les bancs. La représentation commence, 4 personnes s’assoient sur la scène avec différents instruments. C’est parti, les instruments et la musique sont entrainants. AhDSC_0466 yayayaaaaaaa, Ah yayayayaaaa, Huuuuuuummmm, Ah yayayaya, Ah yayayaya, huuuummmmmm. Oui, c’est vachement sympa, la voix est plaisante, on est content d’être là. 100 000 ah yayaya, huuummm plus tard, ça devient assez pénible. A mon avis, ils ont appris une note de musique, un petit texte de chant et c’est tout. Et dire que ça dure une heure …Problème, nous sommes presque au premier rang. On reste encore quelques milliers de ah yayayaya, huuuummm mais là on n’en peut plus. Gênés ou pas, on se lève et filons comme des voleurs. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls !

Réveil le lendemain matin à 5h45 pour moi, j’ai besoin d’un certain temps pour que mon organisme se mette en route et me permette de faire ce qu’il faut faire pour être certain de ne pas devoir utiliser des toilettes autres que celle de notre chambre. Pas besoin de vous faire un dessin, je pense que tout le monde à compris Sourire.

Notre guide nous attend et nous partons sur le coup de 6h30. Notre groupe est composé d’un Suisse, d’une Ecossaise, d’une Suédoise et d’un couple Espagnol. Nous commençons notre ascension dans les plantations de thé. On fait des arrêts assez souvent pour que Clo n’ait pas besoin d’une bouteille d’oxygène pour avance, niquel ! Sur Munnar, il y a 55 000m² de plantation de thé. C’est énorme et DSC_0484on lui a fait répéter ce chiffre plusieurs fois pour être certain qu’il ne se trompait pas. La quasi totalité appartient maintenant à l’homme d’affaire indien Tata. Il y a 16 000 personnes qui travaillent dedans et ils gagnent en moyenne 145 roupies/jour (2,5€). Tous les quinze jours, les feuilles sont récupérées et tous les deux ans, les plants sont coupés à maximum 1m pour qu’ils s’étendent et ne grandissent pas. Ils ont une durée de vie de 100 ans, après on les arrache pour en replanter des nouveaux. Chaque lecteur ayant lu ce passage me donnera 2 roupies à mon retour ! On attaque maintenant le chemin direct vers le point culminant. Clo mort sur sa chique et arrive sans problème à suivre, je suis vraiment fier d’elle.

Voila, nous y sommes. Quelle vue, quelle vue, quelle vue. Nous culminons à +- 2100m, en étant parti de 1600m, dénivelé pas terrible mais quand même, il faut une première à tout surtout pour Clo qui ne connaissait pas encore la montagne. Notre guide sort le petit-déjeuner de son sac, ananas, mangues, toasts, œufs, thé, confiture. On se régale tout en admirant les paysages. On prend quelques photos, on discute entre nous, c’est le pied ici. On entreprend ensuite la descente pour aller sur un autre flanc de montagne. Mais tous ensemble, nous décidons que la journée est suffisante et qu’aller visiter les plantations d’épices en plein soleil l’après-midi n’est pas très utile. Nous rentrons donc exténué après 6h de marche.

Après une bonne douche et une petite heure de repos, nous allons au centre ville pour acheter duDSC_0584 thé ! Chaque jour, je bois du thé au lait sur le bord de la route qui est un vrai délice. Chaque fois que je demande à un vendeur quel type de thé c’est, il est incapable de répondre. En même temps, aucun ne parle anglais quasi … Sauf que cette fois-ci, la chance était de notre côté (merci Lakshmi). Un vendeur parlait anglais et il nous a même écrit sur un papier le thé que c’était. Nous avons donc acheté trois paquets. On se réjouit de le tester et si on arrive à le faire comme ici, je vous ferai gouter tout cela et pour pas un rond ! Oui je sais, je suis vraiment bon prince Rire.

La phrase du jour à retenir vient de notre fidèle Clo : “Franchement, c’était magnifique. J’aimerais encore monter plus haut la prochaine, mais uniquement en hélicoptère”. On la reconnait bien là.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-5) Madurai February 19, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:33 pm

Madurai, l’enfer tellement il fait chaud. On s’y arrête car c’est une étape vers notre prochaine destination et la ville a, de nouveau, un temple qu’il faut voir (parait-il).

Nous débarquons donc à la gare de bus située à quelques kms de la ville. On se fait suivre par un chauffeur de rickshaw qui nous demande 150 roupies (2,5€) pour aller jusqu’au centre. Mais nous, on en a décidé autrement. Le routard donne des indications sur des bus locaux à prendre et on se lance dans l’aventure, bus 700 pour 7 roupies/pers (0,11€). Franchement, vous pouvez croire qu’on fait les radins, particulièrement ma sœur qui va encore dire que je ne parle que d’argent et que je suis un gros radin (mais uniquement envers moi) mais ici ce n’était pas le cas, on voulait juste du fun Sourire. Le contrôleur arrive dans le bus et je lui dis Madurai City, je répète Madurai City, je rerépète Madurai City, City, City. Il hoche la tête et me demande 14 roupies. Avec Clo, on espère qu’une seule chose, qu’il nous a bien compris et que le routard ne s’est pas trompé. Le bus part, j’ai DSC_0359presqu’un Indien sur les genoux, pareil pour Clo. On se marre mais on meurt de chaud avec notre gros sac à dos sur le dos. Le bus fait plusieurs arrêts et nous essayons de nous repérer via un restaurant ou un hôtel qui apparaitrait sur un de nos deux guides. Rien de tout cela, aie. Les gens montent, les gens descendent et nous, nous sommes toujours dedans, pressé comme des sardines en boites et on se met un peu à stresser. Dans le pire des cas, on sortira et on prendra un rickshaw mais ça serait avouer notre défaite, chose impensable, surtout pour moi !

Finalement, le contrôleur nous dit de sortir ici, on lui fait confiance. On marche à l’aveugle et miracle, j’aperçois un pancarte indiquant le nom d’une rue répertoriée sur notre guide. Quoi de plus naturel me diriez-vous si on était en Europe, mais ici même les rues n’ont pas de plaques.

Cette ville est noire de monde, ça grouille de partout. C’est de pire en pire. A chaque nouvelle ville, c’est un chaos monstre qui empire. On se dirige vers notre guesthouse sélectionnée et on me dit que c’est plein. Ok, suivante alors –> plein. Pas de stress, la troisième –> plein. Bon … l’heure tourne, il fera noir dans deux petites heures maximum, on ne va pas prendre trop de risques. On mise sur un hôtel assez chic et assez hors de notre budget mais tant pis –> plein !!!!!!!!!!

On en a marre d’entendre à chaque fois “Full”, grrr. On a repéré un pont quand DSC_0264on était dans le bus. On s’était dit qu’en Inde, on ne trouverait pas toujours de logement. C’est pourquoi nous avions pris notre sac de couchage et un petit matelas gonflable. Ce soir sera notre grand soir, notre première fois à dormir à la pleine étoile en Inde. On voulait du fun en prenant le bus, on aura du fun jusqu’au bout. Clo n’est pas très rassurée à l’idée de dormir dehors mais quand on n’a pas le choix, on n’a pas le choix.

Mais non, je vous faisais marcher évidemment. On se dirige vers notre dernière option, un hôtel qui a des toilettes turcs. Personnellement, je préfèrerais encore dormir dehors que de devoir encore me tenir comme une grenouille pour devoir faire ce que j’ai à faire. On arrive et second miracle de la journée, il y a encore des chambres de libre. Je demande à tout hasard s’il n’a pas des toilettes Western Style (Eric, si tu me lis, merci mon pote tu m’as sauvé la vie !!). Troisième miracle, alléluia ou devrais-je écrire Lakshmiluia, il y en a. Ouf de soulagement car nous avons finalement notre logement légèrement miteux, ultra bruyant donnant sur la rue principale, un gros néon de rue en plein dans la figure mais pour une nuit, ça fera l’affaire.

On ne perd pas une minute et nous dirigeons directement vers Ze Temple Of The City A Voir. Vous allez dire que je me répète sans cesse mais franchement, il y a des merveilles en Inde. Ce temple en fait justement partie. Il est tout coloré, il est vraiment grand. A l’intérieur, c’est un vrai labyrinthe et devinez qui se trouve encore à l’intérieur ??? Et ouiiiiiii, un éléphant bénisseur Sourire. On se promène, on s’émerveille à nouveau, on prend des photos de tout ce qui bouge, on s’arrête, on fait les stars près des Indiens qui veulent tous être sur nos photos. On discute avec un prête qui parle français car il a vécu quelques années à la Réunion. On assiste également à un phénomène assez particulier : une file DSC_0303gigantesque jusque hors du temple d’Indiens qui s’entassent comme devant une attraction d’un parc sauf que c’est à la manière Indienne donc peu organisée et compressée au maximum. Il s’agit en fait de l’accès à un temple dédié à Shiva mais réservé uniquement aux hindous. Une entrée express peut se faire moyennant 150 roupies, malins ces gens. N’étant pas hindou, l’accès nous est refusé.

Quelques deux heures plus tard, nous retournons vers notre hôtel pour aller manger un petit bout. Ici en Inde on ne sait pas faire 500m sans être accosté par quelqu’un. Au début, on est toujours retissant et on se demande ce qu’on veut nous vendre ou demander mais assez souvent c’est simplement pour taper la discussion. C’est très marrant de voir ces Indiens qui s’émerveillent devant nos réponses. Oui il fait froid chez nous, oui on mange la vache, non les enfants ne font pas la manche, c’est interdit, … Enfin, c’était encore une très belle journée, avec de jolies découvertes, de bons moments passés dans le temple, durant le repas où nous avons rencontré un couple de français, durant la pause thé où nous avons discuté avec des Indiens. Un peu moins pour la nuit car le bruit était vraiment assourdissant, notre ventilateur y mettant en plus du sien.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-4) Thanjavur February 18, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 4:27 pm

Plus nous nous enfonçons dans les terres, plus il fait chaud et plus c’est rempli de monde. Il ne faut vraiment pas être agoraphobe pour venir en Inde. Malgré tout, on ne sent quand même jamais agressé ou oppressé comme c’était le cas en Thaïlande & Cambodge (avis personnel bien évidemment).

Il y a deux choses intéressantes à voir dans cette ville : un ancien palais et un temple. Etant donné laDSC_0182 chaleur suffocante qui règne ici, nous décidons d’aller en premier voir le palais afin de profiter un peu de l’ombre. De plus, le temple est plus joli à visiter fin de journée quand le soleil se couche. Si avec ces deux arguments, nous n’aurions pas été voir le palais, je ne sais pas ce qu’il nous aurait fallu de plus !

Thanjavur se visite à pied, ce qu’on doit voir n’est pas trop espacé, idéal pour s’imprégner de l’ambiance de la ville tout en allant aux points d’intérêt. Sur le chemin, nous tombons sur une échoppe remplie d’Indiens. Celle-ci est contient une tonne de bonbons qui, pour certains, ont l’air délicieux. Clo n’hésite pas une seule seconde à en commander quelques-uns et ceux-ci se révèlent être exquis ! On arrive enfin au palace après s’être fait jeter comme des malpropres du bâtiment que l’on croyait être le bon. Le “palais” est en fait une visite assez jolie à voir et faire et effectivement il y a une espèce de temple qu’on peut imaginer comme un palais à une autre époque. On y voit également un squelette de baleine en mauvais état (des côtes trainent par terre, sale, … l’Inde quoi). On peut pénétrer également dans le palais et gravir des escaliers minuscules, ils sont fait pour les Indiens ou les européens peu enrobé, sinon ça coince à tous les coups !!! En grand gamin que je suis, je ne peux m’empêcher de les gravir jusqu’au plus haut sommet pour admirer aux quatre coins de l’édifice une vue imprenable sur toute la ville. ça donne un bel aperçu de la ville, assez sympa.

DSC_0197Après avoir bien profité de l’ombre, on se met en route pour aller voir le temple. C’est l’ATTRACTION de la ville. Sur le chemin, on refait un arrêt au stand ; comprenez que l’on reprend des bonbons qui s’avèrent, cette fois-ci, horriblement horrible. A se demander comment il est possible, sur terre, de fabriquer des choses pareilles.

1l d’eau plus tard, on arrive devant le temple et on ramasse une belle claque. Celui-ci est vraiment magnifique. Le soleil se trouve derrière l’édifice et les couleurs qui s’en dégagent sont magiques. On y trouve également un éléphant bénisseur sauf qu’ici il n’accepte pas les piécettes mais les billets. On profite de l’instant, on s’émerveille, on en prend plein les yeux. On s’engouffre dans une porte où tout est noir. Nous nous suivons tous à la queue-leu-leu et après une petite marche, on se retrouve devant trois moines qui veulent nous mettre de la peinture sur le front !!!

Moi, ils n’ont pas voulu. Avec mes boutons d’adolescent de 14 ans en pleine puberté en plein milieu du visage, ils étaient persuadés que j’avais déjà reçu toutes les bénédictions possibles et inimaginables. Je plaisante bien sur, nous n’avons pas voulu être peint sur la tête, on laisse ça aux autres. Je plaisante également pour mon âge, je n’ai pas 14 ans. Je plaisante par contre un peu moins pour ma puberté tardive, j’ai toujours eu tendance à être légèrement en retard par rapport à la moyenne Sourire.

On s’assied ensuite et faisons la connaissance de Rex, un chirurgien plasticien du Nigeria en conférence en Inde qui profite de ses quelques jours de congés pour visiter des villes dans leDSC_0216 Tamil Nadu. On discute, on rigole et quand il entend le nom de Clo (Claudine), il nous dit que oui, ça fait très prénom français. J’ai tout de suite pensé, mais pas osé lui dire, que son prénom à lui faisant très chien. N’empêche, il était vraiment sympa et on a passé un chouette petit moment avec lui.

Après cela, nous avons été manger dans un petit restaurant végétarien où une armée de serveurs se tenait près de nous. Je suis sur que s’ils avaient pu s’assoir avec nous pour nous regarder manger, ils l’auraient fait. Là où c’est très rigolo, c’est qu’au moment où il me rend la petite farde contenant mon argent de retour, je lui fais un signe de la main pour lui dire merci. En Inde, ce signe doit vouloir dire : “Plonge sur l’argent, fonce dans l’arrière boutique et garde toi bien de revenir au cas où je changerais d’avis”. Avec Clo, on s’est marré comme des fous. C’était incroyable la vitesse à laquelle il a repris la farde contenant l’argent, on en a rigolé. Elle ne contenait pas grand chose et j’aurais aimé pouvoir filmer l’instant. Au ralenti, on aurait surement vu ses yeux sortir de ses orbites comme dans le film The Mask avant de plonger pour prendre l’argent.

 

Clo & Mich

 

Inde (J-3) Pondichéry–Auroville February 17, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 6:06 am

Dorénavant, ce sont des mains divines qui écrivent ce blog. Vous rendez-vous compte, cher(e)s lecteurs(trices) de l’incommensurable honneur que je vous fait en tapant ces quelques lignes pour vous ?

Car oui mesdames et messieurs, j’ai été béni des Dieux ! Enfin, je veux dire de l’envoyé des Dieux sur Terre, j’ai nommé “Lakshmi”. L’éléphant était là ce matin, nous sommes tombés par hasard dessus et j’en ai profité pour me faire bénir. J’ai ressenti toute la puissance divine à travers sa trompe dans mon cou, depuis lors une aura divine m’entoure et je me sens bien. Il a bien sur fallu contribuer d’une petite piécette mais ça n’était pas grand chose compte tenu du sentiment ressenti après.DSC_0128

Nous avons marché pendant plus d’une heure à la recherche d’une location de mobylette. Nous ne voulions pas aller en rickshaw jusqu’à Auroville, simplement pour avoir plus de fun. Après plusieurs allers retours dans différentes rues, des questions à des Indiens parlant anglais, nous avons trouvé notre bonheur. Une mobylette presqu’en bon état qui semble freiner et accélérer ce qu’il faut.

Nous voila donc parti jusque là. Rien de bien compliqué. On suit la route jusqu’à tel village, de là on demande notre chemin car c’est mal indiqué et hop hop hop on y est. ça, c’est la description dans le Lonely, car en réalité point de village, mais bien point d’indications.

Après avoir roulé pendant je ne sais combien de kms, je décide de m’arrêter pour demander à des étudiants où se trouve Auroville, on m’indique bien évidemment la direction d’où on vient. On fait donc demi tour et décidons de nous arrêter au bord de la mer pour profiter du paysage quelques minutes. On rencontre deux Indiens parlant peu anglais qui me disent : “Oui, je connais Auroville”. Ok lui dis-je, où cela se trouve-t-il alors ? Réponse de l’intéressé, la tête balance de gauche à droite (ceux étant déjà allés en Inde comprendront) et il me répond “Euh … finalement je ne connais pas très bien, juste le nom”.

DSC_0139C’était sans compter sur l’intervention divine (merci Lakshmi) qui nous a fait croiser la route de Swaminathan, un Indien de Delhi qui vit depuis un mois sur Pondi pour son travail. Il bosse chez Hilti et vend ses produits dans tout le Tamil Nadu. On a discuté pendant plus d’une heure avec lui au bord de la plage, c’était vraiment très sympathique. Il nous a même donné quelques bonnes idées pour la suite de notre voyage! Un seul problème avec ce garçon, il préfère les Blackberry aux smartphones Android. Je ne pouvais pas laisser ça sous silence… Il se propose de nous amener jusqu’à l’embranchement où nous devrons prendre à droite pour trouver enfin le havre de paix qu’est Auroville.

Ah huuuummmm, ah huuuummmm nous arrivons finalement à THE PLACE A VOIR : Auroville. C’est propre, c’est joli, ça semble neuf. On se rend à l’endroit prévu pour les touristes et après avoir aperçu “La Mère”, on se rend au stand pour obtenir notre laisser-passer gratuit pour pouvoir observer la boule dorée (désolé, je n’ai pas retenu le nom). Bien sur, si on veut obtenir ce privilège, on doit se taper 10 minutes de vidéo où on nous présente ce qu’est Auroville. On sort de cette petite séance complètement charmé, c’est clair et net, je vais faire ma vie ici parmi les bobos zombies Sourire.

Papier en main, nous prenons le chemin pour aller la voir. Auroville est teigneuse, je me suis moqué d’elle ouvertement et elle me le rend bien. Un morceau de bambou trainait dans le sol et je me le suis enfoncé dans la plante des pieds, ça fait mal et ça saigne abondamment. Certains diront que je l’ai mérité, ça m’apprendra !

Bon, on doit bien l’avouer, la boule dorée dontOnAOubliéLeNom est quand même splendide. En même temps, je n’arrêtais pas de me dire que c’était la soucoupeDSC_0146 volante construite par notre illuminé dans l’émission Striptease. Qui sait, peut-être qu’un jour elle s’envolera réellement avec les “élus” qui auront trouvé la réelle inspiration. Après avoir fait notre petit tour là-bas, je ne peux m’empêcher d’assimiler cet endroit à une secte mais il parait que ça n’en est pas une. Steph & Nico, franchement, dites moi une chose : Vous êtes restés là car vous aviez payé en avance non ? Je ne peux pas croire que vous y soyez resté de votre plein gré Rire.

On repart tranquillement de là et entendons des bruits de pétard, parfois seuls, parfois comme des coups de mitraillette. Clo & moi pensons directement la même chose. Un Aurovillien a ENFIN compris et il est devenu fou. Il a pris une arme qui trainait et tire sur tout ce qui bouge. Franchement, après avoir vu la vidéo et les gens qui trainaient là, ça ne nous étonnerait qu’à moitié. On reprend notre mobylette pour retourner sur Pondi et découvrons la source du bruit.

Il s’agit d’une grande fête sur la route, des hommes, uniquement, dansent, chantent, jettent des pétards, des colliers de fleurs, … ils bloquent toute la route et on se met sur le côté pour les regarder, les photographier et les filmer. C’est vraiment magnifique, ça sent rudement bon le jasmin, on prend plaisir à regarder ce défilé jusqu’à ce que le char passé à côté de nous. Et là, le drame !

Next friday on ABC, you’ll see what happened to your favorite heroes. ça fait très série américaine vous ne trouvez pas ? Bon, j’arrête de vous faire languir, il s’agissait d’une procession funèbre !!!! Le défunt était couché dans le char, à la vue de tous, avec des pièces dans les yeux et une rose dans la bouche. Bon tout de suite, ça nous paraissait moins réjouissant mais les Indiens faisaient la fête. Finalement, quand on y pense je trouve ça sympa de partir dans une dernière fête.

DSC_0155Après cette journée bien chargée, nous sommes rentrés sur Pondi pour rendre la mobylette et manger un petit bout dans un restaurant recommandé par le Lonely himself ! Nous étions entre deux tables d’Indiens et leur plat semblait tellement bon que je n’ai pu résister à leurs demander ce que c’était. Le monsieur s’est même chargé, quand le serveur est arrivé, de commander pour moi pour être certain d’avoir la même chose, sympa n’est-ce pas Sourire. Ne me demandez pas le nom de la nourriture, je serais incapable de vous le dire. Par contre, c’était un vrai délice. Une sorte de grande crêpe remplie de légumes avec plusieurs sauces dont une à la coriandre, mhhh.

Le ventre bien rempli, nous partons nous coucher car demain, on doit se lever tôt pour filer vers notre prochaine destination.

Clo & Mich

ps : Steph & Nico, ne soyez pas gênés et répondez honnêtement svp.

 

Inde (J-2) Pondichéry February 16, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 2:40 pm

Après un repos bien mérité et quelque peu tourmenté par une moto pétaradante et des chiens hurlants, on prépare notre sac en direction de Pondichéry. En valeureux routards que nous sommes, nous entreprenons une marche forcée d’au moins 800m pour se rendre à la gare de bus. Gare qui bien sur n’en est plus une. Elle ne contient que des rickshaws qui se proposent, moyennant des pièces sonnantes et trébuchantes, de nous amener dans la nouvelle gare de bus.

Pas tellement le choix, elle se trouve à quelques 3kms d’où nous sommes et pas question d’abimerDSC_0122 nos patounes au début de parcours. Je me déleste difficilement de mes 50 roupilles, arggghhh ça fait mal (clin d’œil du radin frère à sa sister).

Nous nous retrouvons au bord de la route, le trafic est continu et quand un bus arrive, on nous dit que c’est celui pour Pondi et qu’il faut le prendre. On va faire confiance n’est-ce pas, pas tellement le choix après tout.

Le trajet jusque là se fait sans encombres, si on met de côté le nombre de fois où on a failli mourir d’une collision frontale, qu’on n’entend plus rien car nos tympans sont morts à force d’entendre les klaxons répétés, que notre rythme cardiaque a frôlé les 250 chaque fois qu’on était à deux doigts d’écraser un quidam.

Sur Mamallapuram, on a rencontré une française routarde (3 mois à zoner dans l’Inde du Sud sur sa bécane, je dis respect) et elle nous a parlé d’une guesthouse non répertoriée dans la partie musulmane de Pondi vraiment pas chère, propre et tenue par un français. Après moultes recherches, nous trouvons la guesthouse mais celle-ci est complète. Pas grave, on nous a parlé d’une autre maison où on peut louer des chambres. On a donc trouvé notre logement chez Ydrisse, celle-ci se trouve au dernier étage, deux grosses clés à l’ancienne pour ouvrir notre chambre et également la porte d’entrée. ça n’a rien d’une guesthouse, ça n’en est d’ailleurs pas une mais c’est très sympa !

Pour aujourd’hui, étant donné qu’on est encore pas mal décalé, on va se balader dans toute la ville, DSC_0127repérer quelques trucs qu’on a envie de voir et se la faire plutôt cool. On se rend également en direction de l’éléphant qui bénit les gens. Pas de chance pour nous, car une fois trouvé l’endroit, celui-ci fait défaut. Pas grave, on est encore là demain. D’ailleurs on a prévu de louer une mobylette et d’aller à Auroville (Ah ummmmm, Ah ummmm bruit des bonzes dans un temple, vous imaginez le genre ???).

Une autre habitude que l’on a vite reprise: manger dans la rue. On a dégoté un petit vendeur pas très loin de notre chambre qui prépare des plats délicieux.

Que c’est bon d’être en vacance !

 

Clo & Mich

 

Inde (J-1) Mamallapuram February 15, 2012

Filed under: Inde,Voyage — mitchb2102 @ 2:37 pm

A peine atterri sur le territoire Indien, nous nous précipitons pour effectuer une petite chose très bête et très simple : enlever nos chaussettes et mettre nos tongs ! Car oui, ici en Inde il ne gèle pas, il fait chaud et humide.

On se remet directement dans le bain et nos bonnes habitudes nous reviennent. On ne va surement pas payer l’équivalent de 7€ pour se rendre à la gare des bus !!! Un anglais nous a donné les numéros de bus locaux qu’il faut prendre pour se rendre jusque là. C’est assez facile, il suffit juste de trouver le bon bus…Les bus sont plein à craquer, il en arrive un toutes les 30 secondes mais aucun n’est le bon. Pas question non plus d’obtenir une réponse des gens à l’arrêt, ils ne parlent pas anglais. Quelques minutes après, on se rend compte que tout compte fait, on va payer le taxi Sourire. C’est un échec mais rien de grave, qui ne tente rien n’a rien.

Nous voila arrivé à la station de bus, on monte directement dans un vieux brol tout branlant en direction de notre première destination en Inde, j’ai nommé : “Mamallapuram”.

Sur la carte, le trajet n’est long que de quelques dizaines de kms. En pratique, elle doit être à l’autre bout du monde. 2h30 pour effectuer ce trajet. Clo qui était fatiguée du vol en avion roupillait tranquillement à l’arrière du bus. Pour ma part, je m’étais déjà fait un pote Indien chauffeur de bus DSC_0028qui s’intéressait à notre vie. Il était bien sympa le garçon, mais pour le comprendre, il fallait s’accrocher. Je me souviens d’une prof à l’école qui nous répétait sans cesse que la prononciation en anglais était très importante si on voulait se faire comprendre. Elle aurait du tous nous emmener en stage en Inde pour que l’on comprenne réellement cette nécessité.

Un truc incroyable auquel on doit s’habituer, le trafic et les coups de klaxons. J’ai fait quelques vidéos pour que vous puissiez vous en rendre compte mais je ne saurais les poster pour l’instant car les connexions sont très mauvaises et souvent inexistantes. ça roule dans tous les sens, ça klaxonne en permanence, les accidents se comptent à la pelle, enfin ça c’est ce que nous, européens, on pourrait croire car au final ça passe tout juste, à n’y rien comprendre !

On s’installe très rapidement dans notre première guest house recommandée par le Lonely ET par le routard. Ouep, vous avez bien lu. On a DEUX livres avec nous, pour être DEUX fois plus performant, DEUX fois plus au taquet, DEUX fois plus mieux, tout simplement (merci Kate pour le prêt Sourire).

Si nous avons décidé de passer notre première nuit là-bas, c’est pour une chose ==> la boule.

Le nom pourrait vous faire penser à Fort Boyard, mais rassurez-vous, notre temps n’est pas écoulé, nous n’avons pas échoué ni atterri en prison. La boule est toujours dans son fort et nous sommes toujours en Inde.

La boule, plus communément appelée “la boule de beure de Krischna” est ce rocher que beaucoup de personnes ont déjà du voir en carte postale qui repose en équilibre sur une petite colline. On profite donc des premières heures de l’après-midi pour aller manger un petit bout et pour se balader au bord de la mer en se faisant sans cesse houspiller par des vendeurs ambulants mais on essaye de faire abstraction. Le repas était très sympa, on a tapé la discute avec un Suédois un peu bohème qui voyage depuis huit ans en Inde pour apprendre la médecine traditionnelle Indienne.

L’heure est venue, il est aux environs de 16h30 et c’est le moment idéal pour aller voir le rocher. Et bien, croyez le ou non, mais sur carte postale, elle était jolie, en DSC_0054réalité elle l’est encore plus ! Ce qui gâche un peu le site, c’est la saleté. Mais en Inde, il y en a partout. On prend un tas de photo, on s’émerveille devant les rochers sculptés, on rigole de voir les singes et les chèvres se promener partout. On arrive ensuite devant la boule pour faire les photos traditionnelles, on est pile poil au bon moment, il n’y a pas grand monde.

On repart ensuite tranquillement pour profiter encore un peu de la journée, pour manger un dernier morceau et se mettre au lit. Cela fait plus de 24h que je suis debout et maintenant ça commence à être vraiment dur.

Clo & Mich

 

ps : demandez un autographe à Clo en rentrant, c’est une super star ici ! Plusieurs personnes l’ont déjà photographiée à son insu, voire même en flagrant délit et ils partaient en rigolant. Moi par contre…rien du tout, ma coupe de Beejees doit y être pour quelque chose Sourire